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Gopress, le premier kiosque digital de la presse écrite belge

In News on 31 mars 2012 at 21:26

Lancé ce vendredi 30 mars, Gopress est le premier kiosque numérique de la presse écrite belge. Comprenant à ce jour 29 publications tant francophones que néerlandophones, ce kiosque est une petite révolution pour la présence des quotidiens et magazines belges sur le web. Mais ne risque-t-il pas de faire perdre des lecteurs, déjà de moins en moins nombreux, aux versions papier des journaux?

Un kiosque à journaux traditionnel

Gopress est un projet porté par l’ensemble des éditeurs de presse belge, s’unissant pour offrir aux lecteurs du plat pays une plate-forme de distribution de leur presse écrite favorite. Dans quel but? Afin de faciliter l’accès à l’information. Pas le temps de faire un détour par le kiosque à journaux ce matin? Pas de panique, il vous reste une solution: acheter le journal au kiosque numérique directement sur votre ordinateur en arrivant au travail.

Gopress met à disposition 29 publications belges, et ce dès 7 heures du matin. L’Avenir, Le Soir, L’Echo, La Libre, La Dernière Heure, Sudpresse, Le Vif, mais aussi De Tijd ou encore De Morgen… Qu’ils soient francophones, néerlandophones, ou même germanophones et anglophones, les principaux quotidiens et magazines belges sont présents dans ce kiosque digital.

Gopress, le nouveau (et premier) kiosque digital de la presse belge

Réalisé par les plate-formes d’archives en ligne Mediargus (néerlandophone) et Pressbanking (francophone), Gopress a rassemblé l’ensemble des groupes de presse belges: Concentra Uitgeversmaatschappij, Corelio Publishing, De Vlijt, Editions de l’Avenir, IPM, Mediafin, Persgroep Publishing, Rossel et Roularta Media Group.

Ses petits plus

Grâce à Gopress, le lecteur peut se créer un kiosque personnalisé, sur mesure, en fonction de la région où il vit et de ses thèmes de prédilection (lifestyle, économie, sport, technologie…). La plate-forme offre également la possibilité d’accéder aux 7 dernières parutions de chaque journal, et pas seulement celle du jour.

Gopress a également pensé à intégrer les réseaux sociaux dans son processus puisque le lecteur a la possibilité de partager autant de publications qu’il le souhaite sur Facebook, Twitter, LinkedIn ou même par mail ou par sms. La personne bénéficiaire du partage peut, après inscription sur Gopress, lire gratuitement un article par publication et par jour. Au-delà de ce quota, elle devra mettre la main au porte-monnaie pour en lire davantage.

Pour l’instant, la plate-forme n’est accessible que sur ordinateur, mais des déclinaisons pour tablettes et smartphones seront disponibles dès cet été. Une version hors-ligne fera également son apparition un peu plus tard. Courant du mois de novembre si tout va bien.

En attendant, l’offre de titres devrait s’étoffer dans les semaines à venir avec par exemple Paris Match ou même le magazine télé Télémoustique, etc. Mais ce n’est pas tout: des négociations seraient en cours avec des éditeurs de la presse française. « Gopress a une vocation internationale et entend bien englober de nombreux quotidiens venant d’autres pays », expliquait ce vendredi Sophie Saerens, product manager chez Gopress, lors qu’une interview au journal L’Avenir.

Un kiosque digital qui fait toutefois quelques sceptiques

Malgré la foire aux questions disponible sur le site de Gopress, certains points restent encore peu clairs…

  1. Share
    La fin des #libraires? Gopress : le premier kiosque numérique belge – geeko.lesoir.be/2012/03/30…
    Fri, Mar 30 2012 14:28:31
  2. Share
    Gopress, le nouveau kiosque numérique belge… Il était temps… Mais certains prix sont un peu trop cher… gopress.be
    Fri, Mar 30 2012 08:53:00
  3. Share
    « Les publications expirent après sept parutions (7 j/quotidiens, 7 j/hebdos, 7 m/mensuels, etc.) FAQ de @Gopressme ow.ly/9ZMHD
    Sat, Mar 31 2012 09:51:41
  4. Share
    euh … je l’achète ou pas mon journal ?!! Il est ma propriété ou non ?! « Mon Gopress est une bibliothèque personnelle dans laquelle…
    Sat, Mar 31 2012 09:53:49
  5. Share
    @davanac t’as oublié @askgopress… (7jours plus tard, le canard s’efface, c’est juste un non-sens, surtout comparé aux applis mobiles)
    Sat, Mar 31 2012 09:56:08
  6. Share
    @julienvlass @davanac @himad @askgopress un truc qui m arrache aussi, j essaie de surfer sur ipad, renvoyer d office vers page annonce App.
    Sat, Mar 31 2012 10:15:04
  7. Share
    @julienvlass @davanac @himad @askgopress donc je ne peux rien voir du site gopress. Bien ouej, les gars. Pffft. Usability fail.
    Sat, Mar 31 2012 10:15:43
  8. Share
    Ne pige pas pq GoPress ne peut marcher sur iPad via navigateur par défaut alors que ça fonctionne bien sur iCabMobile. post.ly/6My7i
    Fri, Mar 30 2012 03:58:26

Cependant, Gopress précise que cette version de la plate-forme n’est pas définitive. De nombreuses améliorations vont très certainement être apportées. À travers Twitter (@askgopress), Gopress offre d’ailleurs aux internautes la possibilité de faire eux-mêmes des suggestions pour optimiser l’utilisation de la plate-forme. En d’autres termes, Gopress compte sur ses utilisateurs pour s’améliorer.

Une nouvelle concurrence au papier ?

« Si Gopress répond aux attentes, le site pourrait ramener des lecteurs que la presse a perdus », espère Sophie Saerens, product manager chez Gopress, lors d’une interview accordée au journal L’Avenir.

Gopress ayant été créé à l’initiative même des éditeurs de presse belges, le but de la démarche n’était pas de concurrencer les versions papier ou les sites web des quotidiens et magazines belges. Bien au contraire, l’objectif était d’attirer à nouveau des lecteurs perdus par les journaux belges, en mettant à leur disposition une information de qualité, qu’on ne trouve pas toujours sur Internet. Gopress souhaite ainsi faciliter l’accès à la presse grâce à une inscription unique pour tous les titres et un système de paiement simple et rapide. En effet, l’utilisateur n’aura à enregistrer ses données de paiement qu’une seule fois et aura le choix entre plusieurs modes de paiement afin de toucher un large public: sms, ebanking, carte de crédit, Paypal…

Toutefois, chaque éditeur a pu lui-même décider du tarif de la version du journal mise à disposition sur ce kiosque numérique. Le Soir coûte par exemple 0,79€ sur Gopress pour 1,20€ pour la version imprimée. Pareil pour L’Avenir qui a lui aussi choisi de proposer un prix plus avantageux sur la plate-forme avec 0,79€ contre 1,10€ en version papier. On est donc en droit de se demander si certains lecteurs du journal papier ne vont pas se rabattre sur une version virtuelle de leur quotidien afin de payer moins cher. Chez le groupe de presse Roularta en revanche (éditeur des magazines Le Vif ou Trends), les tarifs sont les mêmes pour le papier et le digital. Mais dans un avenir proche, des forfaits seront également possibles afin de bénéficier de tarifs réduits.

Ce kiosque digital attirera donc peut-être de nouveaux lecteurs, mais en fera aussi sûrement migrer certains… Reste à savoir quelle tendance prendra le dessus.

Mon pearltree sur le sujet

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